Napoleon, the Man of Peace
England’s Wars Against Napoleon

“Napoleon in 1809 attempted to wrench a planet from the hideous tentacles of this octopus, this British dominion strangling a world”  –J.A. Cramb, Germany and England

“The English oligarchy was determined to crush Napoleon. After deluging Europe in blood and woe, during nearly a quarter of a century, for the accomplishment of this end, it became necessary to prove to the world, and especially to the British people, who were tottering beneath the burden of taxes which these wars engendered, that Napoleon was a tyrant, threatening the liberties of the world, end that he deserved to be crushed. All the Allies who were accomplices in this iniquitous crusade were alike interested in consigning to the world’s execration the name of their victim; and even in France, the reinstated Bourbons, sustained upon the throne by the bayonets of the Allies, silenced every voice which would speak in favor of the monarch of the people, and rewarded with smiles, and opulence, end honor, all who would pour contempt upon his name. Thus we have the unprecedented spectacle of all the monarchies of Europe most deeply interested in calumniating one single man, and that man deprived of the possibility of reply.” –John S.C. Abbott, The History of Napoleon Bonaparte

“Deep unmitigated hatred of democracy was indeed the moving spring of the English Tories’ policy.  Napoleon was warred against, not as they pretended because he was a tyrant and usurper, for he was neither;  not because his invasion of Spain was unjust, but because he was the enemy of aristocratic privileges.” –Major-General William Francis Patrick Napier History of the War in the Peninsula

Henry Clay, Tuesday March 30th (11:00–15:30) and 31st, 1824, House of Representatives:
“The principle of the system under consideration, has the sanction of some of the best and wisest men, in all ages, in foreign countries as well as in our own –of our Franklin, Jefferson, Madison, Hamilton, at home.  But it comes recommended to us by a higher authority than any of these, illustrious as they unquestionably are –by the master spirit of the age– that extraordinary man, who has thrown the Alexanders and the Cæsars infinitely farther behind him than they stood in advance of the most eminent of their predecessors –that singular man, who, whether he was seated on his imperial throne, deciding the fate of nations and allotting kingdoms to the members of his family, with the same composure, if not with the same affection, as that with which a Virginia father divides his plantations among his children, or on the miserable rock of St. Helena, to which he was condemned by the cruelty and the injustice of his unworthy victors, is equally an object of the most intense admiration.  He appears to have comprehended, with the rapidity of intuition, the true interests of a state, and to have been able, by the turn of a single expression, to devolope the secret springs of the policy of cabinets.  We find that Las Cases reports him to have said:”

The economic views of Napoleon in two languages:–
Las Cases’ Conversations of Emperor Napoleon at St. Helena

1st.—Agriculture;  the soul, the first basis of the empire.
2nd.—Industry;  the comfort and happiness of the population.
3rd.—Foreign trade;  the superabundance, the proper application of the surplus of agriculture and industry.

“Agriculture was continually improving during the whole course of the revolution.  Foreigners thought it ruined in France.  In 1814, however, the English were compelled to admit that we had little or nothing to learn from them.

“Industry or manufactures, and internal trade, made immense progress during my reign.  The application of chemistry to the manufactures caused them to advance with giant strides.  I gave an impulse, the effects of which extended throughout Europe.

“Foreign trade, which in its results is infinitely inferior to agriculture, was an object of subordinate importance in my mind.  Foreign trade is made for agriculture and home industry, and not the two latter for the former.  The interests of these three fundamental cases are diverging and frequently conflicting.  I always promoted them in their natural gradation;  but I could not and ought not to have ranked them all on an equality.

“When I came to the head of the government, the American ships, which were permitted to enter our ports on the score of their neutrality, brought us raw materials, and had the impudence to sail from France without freight, for the purpose of taking in cargoes of English goods in London.  They moreover had the insolence to make their payments, when they had any to make, by giving bills on persons in London.  Hence the vast profits reaped by the English manufacturers and brokers, entirely to our prejudice.  I made a law that no American should import goods to any amount, without immediately exporting their exact equivalent.  A loud outcry was raised against this :  it was said that I had ruined trade.  But what was the consequence ?  Notwithstanding the closing of my ports, and in spite of the English who ruled the seas, the Americans returned and submitted to my regulations.  What might I not have done under more favourable circumstances ?”

23 JUIN 1816

Sur la mémoire. — Commerce. — Idées et système de Napoléon sur divers points d’économie politique.

Sur les trois heures j’ai été chez l’Empereur.  Dans la première jouissance de ses nouveaux livres, il avait passé toute la nuit à lire et à dicter des notes à Marchand; il était fort fatigué, ma visite lui a donné du repos, il a fait sa toilette, et nous avons été nous promener dans le jardin.

Pendant le dîner, l’Empereur parlait des immenses lectures de sa jeunesse ;  tous les livres qu’il vient de parcourir relatifs à l’Égypte lui font voir qu’il n’avait rien oublié de ce qu’il avait lu ;  il n’avait rien ou presque rien à corriger de ce qu’il avait dicté sur l’Égypte ;  il y avait ajouté bien des choses qu’il n’avait pas lues, mais qu’il se trouve, par ces livres, avoir devinées juste.

On a parlé de la mémoire : il disait qu’une tête sans mémoire est une place sans garnison ;  la sienne était heureuse, elle n’était point générale, absolue ;  mais relative, fidèle, et seulement pour ce qui lui était nécessaire.  Quelqu’un ayant dit que sa mémoire, à lui, tenait de sa vue, qu’elle devenait confuse par l’éloignement des lieux et des objets, à mesure qu’il changeait de place, l’Empereur a repris que, pour lui, la sienne tenait du coeur, qu’elle conservait le souvenir fidèle de tout ce qui lui avait été cher.

A propos de bonne mémoire et de tendres ressouvenirs, je dois placer ici un mot de l’Empereur qui m’a échappé dans le temps.  Racontant un jour à table une de ses affaires en Égypte, il nommait numéro par numéro les huit ou dix demi-brigades qui en faisaient partie, sur quoi Mme Bertrand ne put s’empêcher de l’interrompre, demandant comment il était possible, après tant de temps, de se rappeler ainsi tous ces numéros.  « Madame, lé souvenir d’un amant pour ses anciennes maîtresses » fut la vive réplique de Napoléon.

Après dîner, l’Empereur s’est fait apporter mon Atlas, voulant y vérifier le résumé de tout ce qu’il venait de parcourir dans ses livres sur l’Afrique, et il s’est étonné de l’y retrouver si fidèlement.

Il est passé de là au commerce, à ses principes, aux systèmes qu’il a enfantés.  L’Empereur a combattu les économistes, dont les principes pouvaient être vrais dans leur énoncé, mais devenaient vicieux dans leur application.  La combinaison politique des divers États, continuait-il, rendait ces principes fautifs;  les localités particulières demandaient à chaque instant des déviations de leur grande uniformité.  Les douanes que les économistes blâmaient ne devaient point être un objet de fisc, il est vrai ;  mais elles devaient être la garantie et les soutiens d’un peuple ;  elles devaient suivre la nature et l’objet du commerce.  La Hollande, sans productions, sans manufactures, n’ayant qu’un commerce d’entrepôt et de commission, ne devait connaître ni entraves ni barrière.  La France, au contraire, riche en productions, en industrie de toute sorte, devait sans cesse être en garde contre les importations d’une rivale qui lui demeurait encore supérieure ;  elle devait l’être contre l’avidité, l’égoïsme, l’indifférence des purs commissionnaires.

« Je n’ai garde, disait l’Empereur, de tomber dans la faute des hommes à systèmes modernes ;  de me croire, par moi seul et par mes idées, la sagesse des nations.  La vraie sagesse des nations, c’est l’expérience.  Et voyez comme raisonnent les économistes : ils nous vantent sans cesse la prospérité de l’Angleterre, et nous la montrent constamment pour modèle.  Mais c’est elle dont le système des douanes est le plus lourd, le plus absolu, et ils déclament sans cesse contre les douanes ;  ils voudraient nous les interdire.  Ils proscrivent aussi les prohibitions ;  et l’Angleterre est le pays qui donne l’exemple, des prohibitions ;  et elles sont, en effet, nécessaires pour certains objets ;  elles ne sauraient être suppléées par la force des droits : la contrebande et la fantaisie feraient manquer le but du législateur.  Nous demeurons encore en France bien arriérés sur ces matières délicates : elles sont encore étrangères ou confuses pour la masse de la société.  Cependant quel pas n’avions-nous pas fait, quelle rectitude d’idées n’avait pas répandue la seule classification graduelle que j’avais consacrée de l’agriculture, de l’industrie et du commerce! objets si distincts et d’une graduation si réelle et si grande !

« 1° L’agriculture ;  l’âme, la base première de l’empire.

« 2° L’industrie ;  l’aisance, le bonheur de la population.

« 3° Le commerce extérieur.  la surabondance, le bon emploi des deux autres.

« L’agriculture n’a cessé de gagner durant tout le cours de la Révolution.  Les étrangers la croyaient perdue chez nous.  En 1814, les Anglais ont été pourtant contraints de confesser qu’ils avaient peu ou point à nous montrer.

« L’industrie ou les manufactures et le commerce intérieur ont fait sous moi des progrès immenses.  L’application de la chimie aux manufactures les a fait avancer à pas de géant.  J’ai imprimé un élan qui sera partagé de toute l’Europe.

« Le commerce extérieur, infiniment au-dessous dans ses résultats aux deux autres, leur a été aussi constamment subordonné dans ma pensée.  Celui-ci est fait pour les deux autres ;  les deux autres ne sont pas faits pour lui.  Les intérêts de ces trois bases essentielles sont divergents, souvent opposés.  Je les ai constamment servis dans leur rang naturel, mais n’ai jamais pu ni dû les satisfaire à la fois.  Le temps fera connaître ce qu’ils me doivent tous, les ressources nationales que je leur ai créées, l’affranchissement des Anglais que j’avais ménagé.  Nous avons à présent le secret du traité de commerce de 1786.  La France crie encore contre son auteur ;  mais les Anglais l’avaient exigé sous peine de recommencer la guerre.  Ils voulurent m’en faire autant après le traité d’Amiens ;  mais j’étais puissant et haut de cent coudées.  Je répondis qu’ils seraient maîtres des hauteurs de Montmartre, que je m’y refuserais encore ;  et ces paroles remplirent l’Europe.

« Ils en imposeront un aujourd’hui, à moins que la clameur publique, toute la masse de la nation ne les forcent à reculer ;  et ce servage, en effet, serait une infamie de plus aux yeux de cette même nation, qui commence à posséder aujourd’hui de vraies lumières sur ses intérêts.

« Quand je pris le gouvernement, les Américains, qui venaient chez nous à l’aide de leur neutralité, nous apportaient les matières brutes, et avaient l’impertinence de repartir à vide pour aller se remplir à Londres des manufactures anglaises.  Ils avaient la seconde impertinence de nous faire leurs payements, s’ils en avaient à faire, sur Londres ;  de là les grands profits des manufacturiers et des commissionnaires anglais, entièrement à notre détriment.  J’exigeai qu’aucun Américain ne pût importer aucune valeur, sans exporter aussitôt son exact équivalent ;  on jeta les hauts cris parmi nous, j’avais tout perdu, disait-on.  Qu’arriva-t-il néanmoins ? C’est que mes ports fermés, en dépit même des Anglais qui donnaient la loi sur les mers, les Américains revinrent se soumettre à mes ordonnances.  Que n’eussé-je donc pas obtenu dans une meilleure situation !

« C’est ainsi que j’avais naturalisé au milieu de nous les manufactures de coton, qui comportent :

« 1° Du coton filé.  Nous ne le filions pas ;  les Anglais le fournissaient même comme une espèce de faveur.

« 2° Le tissu.  Nous ne le faisions point encore ;  il nous venait de l’étranger.

« 3° Enfin l’impression.  C’était notre seul travail.  Je voulus acquérir les deux premières branches ;  je proposai au Conseil d’État d’en prohiber l’importation ;  on y pâlit.  Je fis venir Oberkampf; je causai longtemps avec lui ;  j’en obtins que cela occasionnerait une secousse sans doute, mais qu’au bout d’un an ou deux de constance, ce serait une conquête dont nous recueillerions d’immenses avantages.  Alors je lançai mon décret en dépit de tous ;  ce fut un vrai coup d’État.

« Je me contentai d’abord de prohiber le tissu ;  j’arrivai enfin au coton filé, et nous possédons aujourd’hui ]es trois branches, à l’avantage immense de notre population, au détriment et à la douleur insigne des Anglais : ce qui prouve qu’en administration comme à la guerre, pour réussir il faut souvent mettre du caractère.  Si j’avais pu réussir à faire filer le lin comme le coton, et j’avais offert un million pour prix de l’invention, que j’aurais obtenue indubitablement sans nos malheureuses circonstances, j’en serais venu à prohiber le coton, si je n’eusse pu le neutraliser sur le continent.

« Je ne m’occupais pas moins d’encourager les soies.  Comme empereur et roi d’Italie, je comptais cent vingt millions de rente en récolte de soie.

« Le système des licences était vicieux sans doute ! Dieu me garde de l’avoir posé comme principe.  Il était de l’invention des Anglais ;  pour moi, ce n’était qu’une ressource du moment.  Le Système continental lui-même dans son étendue et sa rigueur n’était, dans mes opinions, qu’une mesure de guerre et de circonstance.

« La souffrance et l’anéantissement du commerce extérieur, sous mon règne, étaient dans la force des choses, dans les accidents du temps.  Un moment de paix l’eût ramené aussitôt à son niveau naturel.»

Senator Thomas Hart Benton
in the Senate,
Thursday, January 16, 1840.

France has tried both paper and gold, and the study of six years of her history — the study of it from 1799 to 1806 — from the exclusive depreciated paper currency of the Republic to the exclusive specie currency of the Empire — will teach all nations the easy way to reform a ruined currency, and to recover the solid one, which is the only sure basis of public and private — of national and individual, prosperity.

The Great Emperor raised the currency of France from all paper to all specie, in six years. In 1799, when placed at the head of affairs as First Consul, he found the currency a mass of ruin — neither the Government, nor the people, had specie, nothing but assignats and mandats depreciated a thousand per cent;  yet in six years that great man had chased away paper, and brought in above 500,000,000 gold and silver;  enough to revive industry, to sustain prices, to reward labor.

When called to celebrate the immortal days of Austerlitz, Jena and Friedland, when the gigantic wars, the internal ameliorations, the national defences, and the almost fabulous magnificence of the imperial court, had carried the annual Government expenses to eight hundred million of francs –$160,000,000– the whole was paid in gold and silver! and the same precious metals constituted the exclusive common currency of the forty millions of souls which constituted the population of the empire.

This is what one man did in six years;  and can we not, in three or four years more, increase our specie from 90,000,000 to as much as will defray all the expenses of our Government in any war in which it can be involved, and furnish the common currency of our population besides ?  Surely we can;  and nothing but the errors of vicious legislation can prevent us from doing so;  and thus save a recourse, even in time of war, to the perilous resort of Treasury notes.


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